J'étais jeudi dernier, l'invité politique de la matinale de France Bleue Ile-de-France.
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mercredi 19 décembre 2012
mardi 18 décembre 2012
Vision du Grand Paris
S’occuper de l’avenir de notre région dite « Paris métropole » est urgent. En effet, le statut quo ne peut plus durer. Nous ne pouvons rester à regarder avec tant d’indécision notre métropole évoluer sans gouvernance, sans stratégie, sans vision globale de développement.
La situation de la métropole francilienne est intolérable à plusieurs titres. Tout d’abord, bien qu’étant l’une des plus riches de l’Union européenne, c’est une région qui présente des territoires de forte pauvreté.
Ensuite, elle crée de grandes inégalités qui l’empêchent de trouver la place qu’elle mérite. Enfin, cette situation est intolérable car nous n’arrivons pas à régler le problème par manque de volontarisme politique.
Je comprends les discours de ceux qui ne souhaitent pas parler de la gouvernance avant le projet, mais en abordant le sujet de cette façon rien n’avance. Le syndicat mixte d’études Paris métropole ne semble pas être parvenu à trouver un consensus sur ces questions, c’est donc le moment de parler de réforme institutionnelle.
Avec mon rapport sur le droit au logement opposable, je me suis aperçu que la loi « Dalo » est appliquée quasiment partout de manière correcte, sauf en Ile-de-France.
Les raisons de ce dysfonctionnement sont diverses : le décalage entre l’offre et la demande, bien sûr, mais aussi une très mauvaise gouvernance du logement social dans la région.
Il n’existe pas de synergie, ni même de cohérence entre les nombreux acteurs du logement social. Cette faiblesse est directement en rapport avec l’absence de gouvernance politique de la métropole.
C’est pourquoi la réforme institutionnelle devient une priorité. On bute depuis des années sur le fameux débat :
- conserver le statu quo actuel, c’est impensable ;
- organiser ce territoire de façon concentrique autour de Paris en reconstituant le département de la Seine ;
- organiser un polycentrisme en créant de grandes intercommunalités, mais les élus ont du mal à le faire de façon solidaire.
Tous les problèmes auxquels ce territoire est confronté ne peuvent se régler qu’à l’échelle régionale. C’est la raison pour laquelle, quel que soit le mode d’organisation de la zone dense, je suis plutôt favorable au polycentrisme.
Il faudra mettre en place un pouvoir fédérateur à l’échelle de la région.
vendredi 14 décembre 2012
Question Crible sur l'Hebergement d'urgence
Question crible du 13 décembre
Madame
la ministre
Lors de la conférence nationale contre la
pauvreté et pour l’inclusion sociale vous avez travaillé avec les associations
sur la question de l’hébergement d’urgence et d’accès au logement.
Les
mesures prises à l’issue de cette conférence vont dans le bon sens ;
C’est
un très bon début.
Cela marque même un retour symbolique à la
notion de vraie solidarité en rompant avec ces discours inacceptable avec
l’assistanat
qui prévalait les 5 dernières années.
J’insisterai
Madame le Ministre sur la localisation de ces hébergements d’urgence :
Bien-sûr
nous constatons qu’en même temps que la pauvreté augmente elle se
territorialise entrainant certains territoires dans la spécialisation de la
pauvreté et de l’exclusion.
Tout en
répondant aux besoins de cette population il ne faudrait pas que la stratégie
des lieux d’implantation renforce cette fracture territoriale.
On peut
regretter par exemple que le Samu social de Paris transporte les personnes
sans-abris dans des hôtels de la Seine-Saint-Denis dans des lieux très éloignés
et déjà très paupérisés.
Cette
pratique trop fréquente entraîne évidement une augmentation des dépenses sociale
dans ces villes, pauvres, où la demande sociale déjà est très importante.
C’est
pourquoi Mme la ministre je souhaiterai savoir quelles sont les réformes
structurelles que vous envisagez ?
A VOIR EN VIDEO: Site du groupe socialiste au Sénat
Question d'actualités au Sénat jeudi 6 décembre
Question d’actualité
Précarité
Monsieur le
Premier Ministre,
Le 11
février 1987, il y a 25 ans, Joseph Wresinski fait adopter par le Conseil
Economique et Social un rapport intitulé « Grande pauvreté et précarité
économique et sociale ».
En
2011, le rapport de l’ONPES – l’Observatoire National de la Pauvreté et de
l’Exclusion Sociale – constatait que plus de 11 millions de personnes en
France étaient touchées par la pauvreté ou l’exclusion, et que la pauvreté sous
toutes ses formes n’a cessé d’ augmenté.
Parmi les personnes les plus vulnérables, il y a les
familles monoparentales, les jeunes et les femmes âgées. L'observatoire constate aussi, que
"disposer d'un emploi n'est plus une condition suffisante pour franchir le
seuil de pauvreté", tant l'emploi s'est raréfié et précarisé (chômage,
CDD, intérim, temps partiel).
La Commission européenne définit et mesure trois
critères : la "pauvreté monétaire", "les privations
matérielles sévères" et la "très faible intensité de travail ». 700.000
personnes cumulaient ces trois indicateurs en 2009.
Monsieur le Premier Ministre, lors de la préparation
de la conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale des 10 et 11
décembre prochains, vous avez affirmé que vous alliez dégager « une
enveloppe de 50 millions sur les budgets des ministères » qui seront répartis
entre les crédits de la veille sociale, de l’hébergement d’urgence et de la
prise en charge des demandeurs d’asile ».
L’objectif
de votre gouvernement est bien de réduire les inégalités et d’éviter que des hommes et des femmes ne
tombent dans une précarité dramatique pour eux-mêmes et pour notre pays.
Alors Monsieur le Premier Ministre, pourriez-vous
nous dire quelles mesures votre gouvernement compte prendre en urgence d’abord et
quelles actions les ministres qui participeront aux ateliers de cette
conférence avec
le Conseil national des politiques de lutte
contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) envisagent-ils
de prendre pour réduire ces situations sur le long
terme ?
A voir en vidéo: Site du Groupe Socialiste au Sénat
mercredi 5 décembre 2012
Politique de la Ville
Jeudi 6 décembre à 9h30 au Sénat, débat sur la Politique de la Ville.
A suivre en direct sur Le site internet du Sénat
A suivre en direct sur Le site internet du Sénat
mardi 27 novembre 2012
jeudi 22 novembre 2012
Ma position sur le mariage pour tous
Je souhaite vous faire part de ma position sur le mariage pour tous.
J’en approuve totalement le principe car ce texte est une avancée pour l’institution civile et laïque du mariage.
Cette institution reflète les évolutions de notre société :
l’égalité – des droits pour tous les couples et toutes les familles
la liberté- de vivre ensemble dans le respect des autres
la fraternité- l’ouverture à l’autre.
C’est une possibilité pour tous les couples de s’intégrer dans la société française en utilisant une institution ouverte aux couples hétérosexuels, et ainsi de lutter contre des discriminations qui n’ont pas lieu d’être.
On rétorque qu’il y a d’ors et déjà le PACS.
Mais le Pacs n’ouvre pas les mêmes droits et la même reconnaissance que le mariage pour les personnes pacsées.
Les arguments spécieux contre l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe sont ceux qui ont été utilisé il y a treize ans contre le PACS.
Et notre société n’a pas été entraînée dans un abime sans fond en raison de cette possibilité.
J’en viens à la célébration du mariage.
Les conditions du mariage ainsi que les modalités sont inchangées, tout comme les obligations et droits qui en découlent.
Aucun maire, officier d’état civil ne peut donc s’exonérer de cette mission.
En revanche, je pense qu’il serait indispensable, d’étendre le droit de délégation du maire vis-à-vis des autres élus municipaux mais pour tous les couples.
Ce ne serait d’ailleurs que légaliser des pratiques de délégations déjà largement en usage.
Le débat devant le Parlement –Assemblée et Sénat- est le débat public qui va avoir lieu dès janvier 2013, car il fait partie des propositions de François Hollande. A ce titre, le projet était clairement inscrit dans son élection.
Manifester contre ce projet est bien-sur une possibilité, mais il est important de respecter les règles démocratiques de notre pays : la manifestation doit être autorisée et se dérouler sans violence. Le débat ne peut avoir lieu dans des conditions de brutalité et d’irrespect.
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